Une mare pleine de vie sans pompe qui tourne jour et nuit, ni filtre à nettoyer : c’est tout à fait possible.
Mais il ne suffit pas de creuser un trou et de le remplir d’eau. Une mare naturelle sans pompe repose avant tout sur sa conception, ses différentes profondeurs et sa végétation.
Bien aménagée, elle peut accueillir libellules, grenouilles et autres visiteurs tout en demandant peu d’entretien.
Je vous explique comment choisir son emplacement, la creuser, l’étanchéifier et la planter pour favoriser son équilibre naturel sans transformer votre jardin en chantier permanent.
🏠 L’essentiel à retenir
👉 Une mare destinée à la biodiversité peut fonctionner sans pompe ni filtre mécanique.
👉 Prévoyez plusieurs profondeurs, au moins une berge en pente douce et des plantes aquatiques adaptées.
👉 Utilisez de préférence de l’eau de pluie et évitez les apports de terreau, d’engrais ou d’eau riche en nutriments. Si votre priorité est d’accueillir la faune, je déconseille aussi d’ajouter des poissons.
👉 Enfin, ne cherchez pas à obtenir une eau parfaitement transparente à tout prix : une mare naturelle est un écosystème vivant, pas une piscine.
Une mare naturelle peut-elle vraiment fonctionner sans pompe ni filtre ?
Oui. Une pompe n’est pas indispensable à une mare conçue pour accueillir la biodiversité.
Contrairement à un bassin ornemental peuplé de nombreux poissons, une mare naturelle repose sur un équilibre biologique. Les micro-organismes décomposent la matière organique tandis que les plantes utilisent une partie des nutriments présents dans l’eau.
La végétation fournit également de l’ombre, des refuges et, pour certaines plantes immergées, de l’oxygène.
La RHS, Royal Horticultural Society (voir les sources à la fin de cet article) confirme qu’une mare destinée à la faune n’a pas besoin de filtre. Une pompe peut éventuellement alimenter une fontaine ou une cascade, mais elle n’est pas nécessaire au fonctionnement de la mare.
Vous économisez ainsi :
- l’achat d’une pompe et d’un filtre ;
- leur consommation électrique ;
- le remplacement et le nettoyage du matériel ;
- les nuisances sonores éventuelles.
L’absence de pompe présente également un intérêt pour les petits organismes aquatiques : aucune aspiration mécanique ne menace les larves ou les têtards.
Cela ne signifie pas que vous n’aurez jamais rien à faire. Autonome ne veut pas dire sans entretien. Votre rôle consiste surtout à éviter les déséquilibres plutôt qu’à filtrer continuellement l’eau.
Où installer une mare naturelle dans son jardin ?
Le choix de l’emplacement influence directement la température de l’eau, la quantité de feuilles qui y tombent et le développement des plantes.
Je chercherais avant tout un emplacement bénéficiant à la fois de soleil et d’une période d’ombre au cours de la journée.
Évitez donc les deux extrêmes : une mare constamment plongée dans l’ombre et un petit bassin exposé au soleil brûlant du matin au soir.
Une partie ensoleillée permet notamment à l’eau de se réchauffer au printemps, tandis que l’ombrage limite son échauffement en été et contribue à freiner les algues.
Éloignez également votre mare :
- des grands arbres qui déposent beaucoup de feuilles ;
- d’une zone recevant le ruissellement d’une pelouse fertilisée ;
- d’un emplacement où pesticides ou engrais risquent d’atteindre l’eau ;
- d’une zone de passage où les berges seraient continuellement piétinées.
Pensez enfin au trop-plein. Lors d’un gros orage, l’eau doit pouvoir s’évacuer vers une zone appropriée du jardin sans provoquer de problème pour la maison ou le voisinage.
💡 Avant de creuser
Vérifiez les règles locales applicables à votre projet auprès de votre mairie, en particulier pour une mare de grande dimension ou si votre terrain se situe dans une zone soumise à des contraintes particulières.
Quelle profondeur et quelle taille prévoir ?
Bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin de posséder 500 m² de jardin pour créer une mare utile à la biodiversité.
Même un petit point d’eau peut accueillir des insectes et servir d’abreuvoir. L’Office français de la biodiversité recommande d’ailleurs la création de points d’eau dans les jardins pour favoriser notamment les amphibiens et les libellules.
La taille dépend donc surtout de votre espace disponible.
Pour une mare creusée, je privilégierais plusieurs niveaux plutôt qu’une profondeur identique partout :
- une zone très peu profonde sur les berges ;
- un ou plusieurs paliers pour les plantes marginales ;
- une zone plus profonde au centre.
Pour une mare principalement destinée à la faune, la RHS recommande généralement une profondeur variant entre 20 et 60 cm. Un bassin plus profond peut néanmoins être intéressant selon sa taille, son climat et les végétaux choisis.
Le plus important reste de créer au moins une pente douce. Elle permet aux amphibiens, petits mammifères et autres animaux de sortir facilement de l’eau.
Une mare aux parois verticales est beaucoup moins accueillante.

Comment créer une mare naturelle sans pompe en 6 étapes ?
Dessinez sa forme et ses différents niveaux
Commencez par matérialiser les contours avec une corde, un tuyau d’arrosage ou quelques piquets.
Les formes légèrement irrégulières s’intègrent bien dans un jardin et permettent de multiplier les zones de berge. Ne cherchez cependant pas à créer une succession de petites courbes impossibles à recouvrir proprement avec une bâche.
Prévoyez dès cette étape :
- la zone profonde ;
- les paliers destinés aux plantes ;
- une pente douce ;
- le sens d’évacuation du trop-plein.
Vous éviterez ainsi de devoir modifier votre terrassement après avoir posé l’étanchéité.
Creusez progressivement la mare naturelle sans pompe
Retirez d’abord la couche de terre végétale, que vous pourrez réutiliser ailleurs dans le jardin.
Creusez ensuite les différents niveaux du bassin. Contrôlez régulièrement leur profondeur et vérifiez que le bord supérieur reste à peu près horizontal.
Enlevez soigneusement les pierres pointues et les racines susceptibles de perforer votre future bâche.
Sur un terrain pierreux, ajoutez une couche protectrice sous le liner. Un feutre géotextile conçu pour cet usage limite les risques de perforation.
Assurez l’étanchéité
La solution la plus accessible consiste à poser une bâche destinée aux bassins, notamment en EPDM.
Pour estimer la taille nécessaire, la formule consiste à ajouter deux fois la profondeur maximale aux dimensions de la mare, puis une marge permettant de fixer correctement la bâche sur les rives. Vous pouvez faire le calcul automatiquement ci-dessous :
💧 Calculez la taille de bâche nécessaire pour votre mare
Indiquez les dimensions maximales de votre future mare. Le calculateur ajoute automatiquement 50 cm de marge sur chaque rive.
Dimensions minimales recommandées
Calcul utilisé : dimension de la mare + (2 × profondeur maximale) + 1 m de marge.
Gardez en tête que le résultat correspond à une dimension minimale. Si votre mare possède de nombreux paliers, des courbes marquées ou un profil complexe, prévoyez une marge supplémentaire avant de commander votre bâche.
Mieux vaut recouper quelques dizaines de centimètres après la mise en eau que découvrir qu’il en manque au moment de la pose.
Vous pouvez aussi créer une mare sans bâche lorsque le terrain possède naturellement une couche suffisamment imperméable, notamment argileuse. Cette solution demande cependant de bien connaître votre sol : sur un terrain filtrant, l’eau disparaîtra rapidement.
Remplissez-la avec de l’eau de pluie
Si vous en avez la possibilité, utilisez l’eau récupérée depuis votre toiture. Pour disposer d’une réserve pendant les périodes sèches, vous pouvez d’ailleurs coupler votre mare à un récupérateur.
Avant de vous équiper, regardez toutefois les avantages et inconvénients d’un récupérateur d’eau de pluie, notamment en matière de capacité, d’entretien et d’installation.
La RHS recommande l’eau de pluie pour remplir ou compléter une mare. L’eau du réseau peut contenir davantage de nutriments susceptibles de favoriser le développement d’algues.
Vous n’avez pas suffisamment d’eau de pluie stockée pour remplir toute votre mare ? Ne paniquez pas. L’équilibre ne se joue pas sur une journée.
Vous pouvez aussi laisser les précipitations compléter progressivement le niveau.
🏠 Ne versez surtout pas un seau d’eau ou de vase prélevé dans une mare sauvage pour « démarrer » votre écosystème. Vous risqueriez de déplacer des organismes, des maladies ou des espèces végétales indésirables.
Aménagez des berges accessibles à la faune
C’est une étape que je ne sacrifierais pas au profit de l’esthétique.
Au moins une partie de votre mare doit permettre une entrée et une sortie faciles de l’eau.
Utilisez par exemple :
- des galets ;
- des pierres ;
- une branche ou une pièce de bois non traité ;
- une plage peu profonde ;
- de la végétation de berge.
Les animaux peuvent ainsi rejoindre la terre ferme sans se retrouver prisonniers du bassin.
Vous pouvez aussi laisser quelques pierres et morceaux de bois à proximité. Ils constituent des refuges intéressants pour de nombreux petits animaux.
Et si vous découvrez un jour de mystérieuses déjections à proximité, mon guide sur les crottes de crapaud devrait vous aider à identifier votre visiteur.
Installez les plantes… puis soyez patient
Vous avez posé la bâche, rempli la mare et aménagé les berges. Maintenant, évitez de vouloir tout contrôler.
Installez quelques plantes adaptées aux différentes profondeurs, puis laissez du temps à l’écosystème pour évoluer.
N’introduisez pas de grenouilles, tritons ou œufs prélevés ailleurs. Si les conditions leur conviennent et qu’ils sont présents aux alentours, ils peuvent trouver votre mare par leurs propres moyens.
La RHS indique d’ailleurs que certains insectes aquatiques peuvent coloniser rapidement une nouvelle mare et que des amphibiens peuvent apparaître au cours de la première année.
Quelles plantes mettre dans une mare sans pompe ?
Les végétaux remplissent plusieurs fonctions : ils créent des refuges, ombragent une partie de l’eau, utilisent des nutriments et structurent les différentes zones de la mare.
Je vous conseille de diversifier les types de végétation plutôt que de rechercher une mystérieuse plante capable de « filtrer » toute votre eau.
| Zone | Profondeur indicative | Fonction | Exemples |
|---|---|---|---|
| Berge humide | 0 cm | Refuges et pollinisateurs | Salicaire, menthe aquatique |
| Eau peu profonde | 0 à 20 cm | Habitat des berges | Populage des marais, myosotis des marais |
| Zone intermédiaire | Selon l’espèce | Structure et couverture | Plantes marginales adaptées |
| Eau plus profonde | Selon l’espèce | Abri et ombrage | Nénuphar adapté à la taille du bassin |
| Sous l’eau | Variable | Refuge aquatique | Cornifle, plantes oxygénantes adaptées |
Vérifiez toujours la profondeur de plantation propre à l’espèce choisie. Deux plantes aquatiques peuvent avoir des besoins complètement différents.
Ne surchargez pas non plus votre mare dès le premier jour. Les plantes vont se développer.
À terme, la RHS recommande d’obtenir environ 50 % de couverture de la surface par le feuillage, ce qui contribue notamment à ombrager l’eau.
Attention enfin aux végétaux particulièrement vigoureux. Une petite mare peut être colonisée très rapidement par une espèce mal choisie.
Comment garder une eau claire sans pompe ni filtre ?
C’est souvent ici que les nouveaux propriétaires de mares s’inquiètent.
Quelques semaines après la mise en eau, celle-ci devient verdâtre ou des algues apparaissent. Premier réflexe : chercher un filtre.
Pas si vite.
Une mare récente a besoin de temps pour trouver son équilibre. Les plantes doivent s’installer et les populations de micro-organismes évoluent.
Pour éviter d’aggraver le problème :
- empêchez les engrais du jardin de ruisseler dans la mare ;
- utilisez de préférence de l’eau de pluie ;
- retirez une partie des feuilles mortes avant leur décomposition ;
- plantez suffisamment pour que la végétation utilise une partie des nutriments ;
- retirez manuellement un excès d’algues filamenteuses si nécessaire ;
- évitez de nourrir artificiellement la mare.
Et surtout, abandonnez l’idée qu’une mare saine doit ressembler à une piscine.
Une eau légèrement trouble ou quelques algues ne signifient pas que votre écosystème est en train d’échouer.
🏠 MaisonBoost déconseille
N’ajoutez pas automatiquement un produit anti-algues au premier changement de couleur. Vous risquez de traiter le symptôme sans corriger l’excès de nutriments ou le manque de végétation qui favorise le problème.
Faut-il mettre des poissons dans une mare naturelle ?
Si votre objectif principal consiste à favoriser la biodiversité, je vous conseille de ne pas en mettre.
C’est l’une des modifications importantes par rapport aux conseils que l’on trouve parfois pour les bassins de jardin.
Les poissons consomment de petits organismes aquatiques et peuvent notamment manger des larves et des œufs. Ils produisent également des déchets qui augmentent la charge organique du bassin.
La RHS recommande d’ailleurs de ne pas introduire de poissons dans une mare créée principalement pour la faune.
Cela ne signifie pas qu’un bassin avec des poissons est impossible. Mais vous basculez vers un autre type d’aménagement, avec des contraintes différentes. Une population importante de poissons peut notamment rendre un système de filtration nécessaire.
Pour une véritable mare naturelle sans pompe ni filtre, je préfère donc laisser libellules, coléoptères aquatiques, grenouilles, crapauds et éventuellement tritons arriver seuls.
Une mare sans pompe attire-t-elle les moustiques ?
Oui, des moustiques peuvent pondre dans une eau stagnante. Mais votre mare ne leur est pas réservée.
Une mare vivante attire également de nombreux prédateurs aquatiques, notamment des larves de libellules et d’autres insectes qui consomment de petits organismes présents dans l’eau.
L’erreur consiste donc à considérer toute eau immobile comme une simple réserve à moustiques.
Je ne vous promettrais pas pour autant que la création d’une mare fera diminuer le nombre de moustiques dans l’ensemble de votre jardin. Leur abondance dépend de nombreux facteurs et de multiples points d’eau peuvent exister autour de chez vous.
En revanche, favoriser un écosystème diversifié est très différent de laisser traîner pendant des semaines un récipient contenant quelques centimètres d’eau sans prédateurs.
Comment entretenir une mare naturelle ?
L’entretien doit rester léger et progressif.
Ne videz pas votre mare chaque printemps pour la nettoyer de fond en comble. Vous supprimeriez précisément une partie des organismes qui contribuent à son fonctionnement.
Au fil des saisons :
- retirez les feuilles mortes en excès ;
- contrôlez les plantes devenues trop envahissantes ;
- enlevez ponctuellement des algues si elles prennent le dessus ;
- complétez le niveau avec de l’eau de pluie lors d’une forte baisse si cela s’avère nécessaire ;
- conservez des zones de végétation servant de refuges.
Une couche de vase va progressivement se former. C’est normal.
Si son accumulation devient réellement excessive, intervenez par portions, plutôt que de retirer tout le sédiment. La RHS recommande, lorsqu’un curage devient nécessaire, de ne retirer qu’environ la moitié de l’excédent à la fois afin de préserver une partie des organismes qui vivent dans la vase.
L’automne est une période adaptée pour ce type d’intervention.
Peut-on créer une mare naturelle sans bâche ?
Oui, mais votre terrain doit s’y prêter.
Un sol naturellement riche en argile peut retenir l’eau suffisamment longtemps pour former une mare. Il existe également des techniques utilisant de l’argile ou de la bentonite.
Sur un terrain très filtrant, en revanche, creuser simplement un trou ne suffira pas.
Pour un particulier qui souhaite obtenir un résultat prévisible, la bâche pour bassin reste généralement la solution la plus simple. Elle permet aussi de choisir librement la forme et les différents niveaux.
Si vous voulez éviter le plastique PVC, l’EPDM constitue une solution couramment utilisée pour les bassins.
Combien coûte une mare naturelle sans pompe ?
L’absence de pompe et de filtre réduit les dépenses, mais la construction n’est pas nécessairement gratuite.
Votre budget dépend surtout :
- de la surface du bassin ;
- du terrassement manuel ou mécanique ;
- du type d’étanchéité ;
- du prix de la bâche et du géotextile ;
- du nombre de plantes achetées ;
- des pierres et matériaux que vous pouvez récupérer sur place.
Une petite mare creusée à la main avec des pierres et du bois récupérés peut rester relativement économique. À l’inverse, une grande surface en EPDM augmente rapidement le coût puisque la quantité de membrane nécessaire dépend à la fois de la longueur, de la largeur et de la profondeur.
Je vous conseille donc de calculer d’abord la dimension exacte de votre bâche, puis d’établir votre budget à partir de sa surface réelle plutôt que de partir d’un prix global théorique.
L’avantage arrive ensuite : sans pompe ni filtre, vous n’avez ni consommation électrique permanente ni matériel de filtration à entretenir.
FAQ sur les mares naturelles sans pompe
Une mare naturelle a-t-elle besoin d’une pompe ?
Non. Une mare conçue principalement pour la biodiversité peut fonctionner sans pompe et sans filtre mécanique. Son équilibre repose notamment sur les plantes, les micro-organismes et une charge organique limitée.
Comment oxygéner une mare sans pompe ?
Les plantes immergées participent à l’oxygénation et les échanges gazeux se produisent naturellement à la surface de l’eau. Évitez surtout la surpopulation de poissons et l’accumulation excessive de matière organique, deux facteurs qui augmentent la consommation d’oxygène.
Quelle profondeur prévoir pour une mare naturelle ?
Il est préférable de créer plusieurs profondeurs. Pour une mare destinée à la faune, une plage allant approximativement de 20 à 60 cm convient à de nombreuses espèces, avec des berges très peu profondes et une pente douce. Vous pouvez prévoir davantage de profondeur selon la taille du projet, les plantes choisies et votre climat.
Peut-on remplir une mare avec de l’eau du robinet ?
C’est possible si vous n’avez pas d’autre solution, mais l’eau de pluie reste préférable. L’eau du réseau peut apporter des nutriments qui favorisent les algues. Pour les appoints, utilisez donc autant que possible l’eau d’un récupérateur.
Comment éviter l’eau verte dans une mare sans pompe ?
Limitez surtout les nutriments : évitez les ruissellements d’engrais, retirez une partie des matières végétales en décomposition et installez une végétation aquatique adaptée. Une partie de la surface ombragée par des plantes aide également à limiter les algues.
Les moustiques pondent-ils dans une mare naturelle ?
Ils peuvent y pondre, mais une mare équilibrée accueille également des organismes qui consomment leurs larves. La présence éventuelle de moustiques ne justifie donc pas l’ajout systématique de poissons ou de traitements chimiques.
Peut-on faire une mare naturelle sans bâche ?
Oui, si votre sol retient naturellement suffisamment l’eau. Un terrain argileux est beaucoup plus favorable qu’un sol sableux ou très drainant. Lorsque l’étanchéité naturelle est insuffisante, une bâche adaptée au bassin reste la solution la plus simple.
Faut-il introduire des grenouilles ou des tritons ?
Non. Laissez-les venir naturellement. Déplacer des amphibiens, leurs œufs, de la vase ou de l’eau provenant d’une autre mare peut notamment contribuer à transporter des maladies ou des espèces indésirables. Créez plutôt les bonnes conditions : pente douce, végétation, refuges et absence de poissons.
Sources
https://ofb.gouv.fr/dans-les-jardins-et-espaces-verts
https://www.rhs.org.uk/ponds/wildlife-ponds
https://www.rhs.org.uk/ponds/pond-plants
https://www.rhs.org.uk/ponds/construction-and-repair